Dans une étude publiée dans l’European Heart Journal en 2019, le cardiologue suggère un rôle du cerveau dans ce mécanisme. Après avoir comparé l’activité cérébrale de 15 personnes atteintes du syndrome du cœur brisé à celle de 39 participants sains, une équipe de scientifiques de l’hôpital universitaire de Zurich a constaté que les patients atteints du syndrome du cœur brisé « présentaient une connectivité cérébrale altérée, entraînant un traitement émotionnel différent ». D’après leurs observations, cela pourrait expliquer cette sensibilité accrue aux émotions intenses.
Le syndrome du cœur brisé : une mort féminine ?
Pour diagnostiquer ce décès rare, une échocardiographie et une coronarographie sont nécessaires pour déterminer l’état des artères coronaires. Bien que ce syndrome soit encore méconnu, les scientifiques confirment qu’il touche principalement les femmes de plus de 50 ans et qu’il représente jusqu’à 5 % des causes de crise cardiaque dans cette population.
Si cette dernière reste le résultat d’une émotion intense, elle peut également être provoquée par une crise d’asthme, un accident vasculaire cérébral ou un autre choc physique. Clément Delmas, cardiologue au CHU de Toulouse, explique dans une interview au Figaro Santé : « Nous avons tous une capacité d’adaptation, mais pour certains, cette capacité est diminuée, peut-être en raison d’expériences de vie trop stressantes, ce qui peut les fragiliser face à de nouvelles sources de stress aigu. »
Une mortalité presque aussi élevée que celle des crises cardiaques.
Le reste sur la prochaine
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