Quand mon père est décédé, le silence qui a suivi était plus lourd que tout ce que j’avais jamais connu.
Ce n’était pas seulement le calme d’une maison vide ou l’absence de ses pas dans le couloir. C’était un silence qui s’insinue dans la poitrine et s’y installe, rendant chaque respiration étrange. Il était mon point d’ancrage, le seul repère constant de ma vie, et sans lui, le monde me semblait instable.
Mon père était un homme qui croyait aux petits rituels. Le samedi matin, c’était crêpes empilées à l’infini et nappées de sirop. Les matins d’école étaient ponctués de mots d’encouragement qui paraissaient simples, mais qui résonnaient toujours exactement là où j’en avais besoin. Avant chaque examen, chaque audition, chaque moment important, il me regardait droit dans les yeux et me rappelait que j’étais capable de bien plus que je ne le pensais.
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