Chaque jour, je les voyais. Collés l’un à l’autre comme s’ils étaient deux moitiés d’un tout fragile. Ils ne parlaient pas, mais leur lien disait tout. Un regard. Une bouchée partagée. Une main tendue.
Et puis un jour, Mathis a glissé sa main dans la mienne pour traverser la rue. Ce geste a bouleversé mon cœur.
De l’institutrice à la maman
Je n’avais pas prévu d’adopter. Je vivais seule, je consacrais mes journées à mes élèves… mais l’amour ne demande pas la permission. Il s’impose quand il devient une évidence.
Quelques semaines plus tard, après des démarches administratives interminables et des nuits blanches à douter de moi, Mathis et Léo emménageaient chez moi. Ils m’ont appelée « Maman » un peu timidement… et je n’ai jamais ressenti un attachement plus profond.
Élever deux enfants meurtris n’est pas un conte de fées. Il y a eu des cauchemars, des colères, des larmes pour des crayons cassés ou des biscuits brisés. Mais il y a aussi eu des rires, des câlins, des batailles de boules de neige et des dessins pleins d’affection.
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